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RGAA et WCAG : quelle différence ?

Les WCAG sont les règles internationales de l’accessibilité web. Le RGAA est la méthode française qui sert à vérifier ces règles et à publier un taux de conformité. Entre les deux, la norme européenne EN 301 549 fait le lien. Voici ce que chacun contient, qui doit le suivre et comment tester un site.

En bref

  • WCAG : règles publiées par le W3C, utilisées dans le monde entier. Le niveau AA est la cible habituelle.
  • EN 301 549 : norme européenne. Pour le web, elle reprend les WCAG 2.1 niveau AA.
  • RGAA : référentiel français. Il traduit ces exigences en 106 critères testables, avec une méthode d’audit et une déclaration d’accessibilité.

Les WCAG, la référence internationale

Les Web Content Accessibility Guidelines sont publiées par le W3C. Elles reposent sur quatre principes : un contenu doit être perceptible, utilisable, compréhensible et robuste. Chaque règle, appelée critère de succès, a un niveau : A (le minimum), AA (le niveau exigé en pratique) ou AAA (le plus strict).

La version 2.1 date de 2018. La version 2.2, publiée en octobre 2023, ajoute neuf critères : taille minimale des cibles tactiles, focus qui ne doit pas être masqué, authentification sans test de mémoire, alternative au glisser-déposer, aide toujours au même endroit…

Le RGAA, la méthode française

Le Référentiel général d’amélioration de l’accessibilité est publié par l’État. Sa version 4.1.2 compte 106 critères répartis en 13 thématiques : images, cadres, couleurs, multimédia, tableaux, liens, scripts, éléments obligatoires, structuration, présentation, formulaires, navigation et consultation.

Le RGAA vise le même niveau que les WCAG 2.1 AA. Ce qu’il ajoute, c’est la méthode : des tests précis pour chaque critère, un échantillon de pages à auditer, un calcul du taux de conformité et l’obligation de publier une déclaration d’accessibilité.

Qui doit respecter quoi ?

Obligations selon le type de site
QuiRéférenceCe qui est attendu
Organismes publics, organismes chargés d’une mission de service public, entreprises de plus de 250 M€ de chiffre d’affaires en FranceRGAA (loi du 11 février 2005, article 47)Conformité RGAA, déclaration d’accessibilité, schéma pluriannuel
Entreprises qui vendent ou fournissent certains services en ligne aux particuliersEuropean Accessibility Act (EN 301 549, donc WCAG 2.1 AA)Service accessible et informations publiées sur son accessibilité
Autres sitesAucune obligation généraleLes WCAG AA restent la bonne cible pour ne perdre aucun visiteur

Comment tester un site

Un test automatique repère vite les erreurs de code : contrastes insuffisants, images sans alternative, champs sans étiquette. Il ne juge pas le sens : un texte alternatif présent mais faux, ou un parcours confus, demandent une personne.

Un audit RGAA complet examine les 106 critères sur un échantillon représentatif de pages et calcule un taux de conformité. C’est la seule façon d’établir une conformité.

Odeet fait le premier pas : un pré-audit automatisé qui rattache chaque problème aux critères WCAG et RGAA concernés, puis une grille RGAA où une personne valide ce que le robot ne peut pas trancher.

Questions fréquentes

Le RGAA est-il plus exigeant que les WCAG ?
Il vise le même niveau, les WCAG 2.1 AA, mais impose une méthode de test, un échantillon de pages et une déclaration publique. Certains critères y sont détaillés plus finement.
Un site conforme aux WCAG est-il conforme au RGAA ?
Pas automatiquement. La conformité RGAA se mesure avec sa propre méthode, sur un échantillon de pages, et se publie dans une déclaration d’accessibilité.
Faut-il viser les WCAG 2.2 ?
Le RGAA 4.1.2 et la norme EN 301 549 actuelle s’appuient sur les WCAG 2.1. Les critères ajoutés en 2.2, comme la taille des cibles tactiles, restent utiles et peu coûteux à respecter.
Un score automatique donne-t-il un taux de conformité ?
Non. Un score automatique mesure les problèmes détectés. Le taux de conformité RGAA vient d’un audit humain des 106 critères.

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Pour aller plus loin

Sources